Comment organiser une fail party ?

Vous aimez jouer en entreprise, et vous considérez de manière générale que le jeu, c’est sérieux ? Pourquoi ne pas organiser une fail party dans votre organisation ?

Célébrer les échecs : telle est l’idée centrale d’une fail party. Cette pratique, que l’on peut organiser périodiquement en entreprise, est destinée à dédramatiser les erreurs et les échecs qui, immanquablement (personne n’est infaillible !) jalonnent les années.

Chez Atlas Management, nous avons joué le jeu en compagnie de notre partenaire Hightest, et avons mis en œuvre un format que nous avons inventé pour l’occasion.

A réutiliser et adapter à volonté !

Objectifs de notre fail party

La mise en œuvre d’une fail party dépend bien évidemment de ses objectifs, et ils peuvent être assez divers :

  • « Exorciser » des échecs passés au sein d’une entreprise
  • Comprendre ce que les collaborateurs entendent par “échec”
  • Changer la vision que l’on a de l’erreur et de l’échec
  • Rapprocher les collaborateurs, toutes hiérarchies confondues
  • Mieux se connaître les uns les autres
  • Trouver des moyens d’éviter certaines erreurs à l’avenir

De même, le déroulement dépendra de si les personnes se connaissent ou non, travaillent ensemble ou non.

Il n’y a qu’un principe à respecter absolument : passer un bon moment. La bienveillance est de mise ; il n’est pas question d’exposer ses collègues (chacun raconte ses propres fails), ni de se mettre en difficulté en racontant des épisodes qu’on n’a pas encore bien digérés.

De notre côté, nous souhaitions maintenir et créer davantage de liens parmi les collaborateurs d’Atlas Management et d’Hightest, car entre consultants il nous arrive de passer plusieurs semaines sans voir tel ou tel collègue. Nous l’avons pensé comme une forme de team building.

Nous souhaitions aussi mettre en avant la notion d’ « auto-fail », qui consiste à réussir ses objectifs, mais au prix de sacrifices personnels qui auraient pu être évités (se mettre la pression outre mesure, travailler trop tard aux dépens de sa vie personnelle, « tirer sur la corde »…)

Voici donc le format que nous avons conçu dans cette optique, et qui est adapté pour un créneau de deux heures.

Déroulement de la fail party

Ice-breaker : les points communs

Cet ice-breaker permet de commencer à délier les langues et de développer une ambiance propice à l’empathie.

Matériel : 1 feuille par équipe (chaque équipe comptant 3 à 5 personnes), 1 feutre ou 1 marqueur par équipe.

Durée : 15 minutes en comptant le temps d’explication du jeu, ses deux phases, et les petits temps de flottement qui peuvent arriver !

Principe : chaque équipe a 5 minutes pour discuter à bâtons rompus pour noter un maximum de points que ses membres ont en commun. Il faut être originaux car suite à cela, on compare les points communs de toutes les équipes, et on barre tout ce qui a été noté dans au moins une autre équipe !

L’équipe gagnante est celle qui comptabilise à la fin le plus de points communs.

Première partie : les matches de poule

Maintenant que les langues sont bien échauffées, c’est le moment de démarrer la fail party ! Comme dans les grands championnats, on démarre par des matches de poule. Les équipes peuvent être les mêmes que précédemment. Prévoyez 3 joueurs par équipe si vous avez des contraintes horaires importantes, ou 4 joueurs pour favoriser les interactions.

Déroulement

Lors des matches de poule, chaque membre d’équipe réfléchit à ses fails passés, en fonction de la thématique énoncée, en fait part à son équipe, et vote pour la meilleure histoire de son équipe.

Matériel : 1 planche de gommettes par équipe (quelques-unes devraient suffire !)

Durée : cela va dépendre du nombre de joueurs par équipe et du nombre de cycles que vous souhaitez organiser (un cycle par thématique).

Durée d’un cycle :

  • 1 minute de réflexion en silence, où chacun réfléchit à l’histoire qu’il va raconter en accord avec la thématique du cycle. En fonction des objectifs de votre fail party, vous pouvez ajouter des contraintes : l’histoire peut par exemple dater de moins d’un an. De notre côté, nous avons considéré que les histoires n’avaient pas de date d’expiration, et que les anecdotes survenues en contexte estudiantin étaient acceptées (afin de ne pas pénaliser les plus jeunes d’entre nous !)
  • 2 minutes de récit par joueur
  • 1 minute de vote où chaque équipe se concerte pour déterminer quelle est sa meilleure histoire pour la thématique
  • 1 minute qui permet de noter qui lors de la phase 2 représentera la thématique dans chaque équipe.

Vous pouvez tenir un tableau permettant de lister le nom des favoris de chaque équipe :

 Equipe 1Equipe 2Equipe 3
Thématique 1MouradBonifacePatrick
Thématique 2IsabelleAniataLuce
Thématique 3SylvaineBonifaceLuce
Etc.   

En cas de panne d’inspiration d’un joueur sur la thématique, le ou la trouble-fête se voit orner d’une gommette !

Liste de thématiques possibles

  • Boulettes
  • Relations au travail
  • Auto-fails
  • Résultats
  • Quasi-fails
  • Fail fast
  • Fail slow
  • … ou tout autre thématique que vous pourrez imaginer !

Deuxième partie : la finale

Maintenant que les équipes ont désigné leurs histoires favorites par thématique, c’est le moment de partager ces histoires à toute l’assemblée !

Encore une fois, on avance thématique par thématique, et une fois que toutes les histoires d’une thématiques ont été racontées on vote pour la meilleure. Il n’y a pas de critère particulier, mais en général c’est la plus drôle qui l’emporte…

Vous pouvez noter les résultats sur un tableau de ce type :

ThématiqueEquipe gagnante
Thématique 1Equipe 1
Thématique 2Equipe 3
Thématique 3Equipe 1

Clôture

Après avoir applaudi l’équipe gagnante, vous pouvez si vous en avez le temps finir de célébrer tout ça autour d’un petit pot. De quoi laisser quelques instants pour raconter encore d’autres histoires…

Nous espérons que cet article vous aura donné des clés pour créer votre propre fail party. Vous nous raconterez ?

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